Oasis et Défic en discussion sur le Forum du Télégramme à Pontiv

par Vincent Lefèvre  -  24 Mars 2013, 08:56  -  #Actualité - Réactions !

Débarrage du canal. « Il faut tenter une expérimentation »

14 mars 2013 - 3 réactions

Après les pêcheurs, c'est au tour des adhérents de l'association Eau et Rivières, de réclamer un débarrage du canal. Un droit à l'expérimentation pour tenter de chasser l'élodée !

Il y a quelques semaines, lors de leur traditionnelle assemblée générale, les responsables de l'Association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique (AAPPMA), ont une nouvelle fois réclamé la mise en oeuvre d'une expérience de débarrage du Blavet. Une expérience portant sur quelques biefs du Blavet canalisé entre Pontivy et Guerlédan, secteur où aucun bateau ne s'est aventuré depuis des années ! Et ce n'est sans doute pas près d'être le cas puisque l'une des rares péniches à l'horizon, celle qui abrite l'office de tourisme de Pontivy Communauté, ne semble guère pressée de quitter son quai d'attache. Si elle souhaitait néanmoins effectuer une petite balade estivale, elle serait, elle-aussi, prisonnière de l'élodée ! Une plante aquatique invasive qui, après avoir colonisé les biefs du canal, entre Pontivy et Rohan, envahit petit à petit ceux du Blavet canalisé comme d'ailleurs l'étang du Roz, à Neulliac, ou celui du Valvert, à Noyal-Pontivy.

Convaincre les élus du conseil régional

Pourtant, en 2009 déjà, malgré une situation alarmante et les conclusions d'une étude plutôt favorable, les élus membres de la commission locale de l'eau du Sage Blavet avaient refusé une expérience de débarrage. « Ce jour-là, l'envie de Bretagne impériale avait été plus forte que le désir d'avenir d'une eau vivante dans un Blavet libre », ironisent aujourd'hui les représentants de l'association Eau et Rivières, dans un communiqué. « Après avoir défendu le projet de débarrage au sein du Sage, l'association Eau et Rivières de Bretagne a décidé d'apporter son soutien au combat des pêcheurs pontivyens », expliquent-ils. L'objectif clairement affiché est de convaincre les élus du conseil régional de Bretagne, désormais gestionnaire des voies dites « navigables », de revoir leur position et de mettre en oeuvre l'expérimentation proposée, pendant quelques années.

L'exemple éclairant du Stumo

« En fonction de l'évolution de la situation au terme de l'expérience, il serait possible de rouvrir un débat plus serein avec la population et avec les élus concernés, expliquent les signataires du communiqué. Le débarrage involontaire à l'écluse du Stumo, provoqué par la rupture partielle d'une vanne, apporte déjà des éléments de réponse qui confirment le bien-fondé de l'analyse des partisans de l'expérimentation. En effet, en deux ans, la situation s'est bien améliorée dans le bief,
en amont ».
Pas question pour autant de mettre en cause la préservation du patrimoine historique que constituent les ouvrages d'art et les maisons éclusières. « Les sommes énormes dépensées en pure perte depuis des années pour faucarder puis évacuer les plantes invasives pourraient ainsi être bien mieux employées à la rénovation de ce patrimoine et au développement d'activités touristiques comme la pêche et la randonnée cycliste ou piétonne. Des activités qui ont fait leurs preuves, contrairement à la navigation beaucoup trop coûteuse et à la rentabilité économique très difficile », assurent les représentants d'Eau et Rivières.

3 réactions

  • défic
    Bonjour OASIS
    A vous lire, il n'y a qu' à !

    C'est bien naturel pour perpétuer un certain esprit...

    bien cordialement
    vlefèvre
    Ajouté le 17 mars 2013 à 11h37 - Signaler un abus
  • OASIS
    Respecter les règles
    L’élodée n’est pas spécifique des canaux ou rivières canalisées. Elle pose le même problème aux cours d’eau non canalisés et aux étangs et lacs. Par rapport à l’expérimentation de débarrage tant souhaitée, elle a fait l’objet d’une étude assez poussée, pilotée par le sage Blavet, Elle a été suivie d’un rapport très détaillé, d’un exposé, d’un débat et d’un vote. Il a été décidé de ne pas réaliser l’expérimentation. Ce choix s’est fait dans le respect de la DCE, des lois sur l’eau et surtout des enjeux socioéconomiques liés à la ressource en eau, sa gestion, la reconquête de ses qualités. Suite à cette étude, le SDAGE du bassin Loire-Bretagne a classé cette section du canal toujours inscrit à la nomenclature des voies navigables en masse d’eau fortement modifiée (MEFM). Dans ce domaine les institutions, les règles qui les régissent et les décisions prises doivent être respectées par tous. Puisque l’objectif est de créer une bonne circulation de l’eau en l’oxygénant et d’évacuer sédiments et élodée il faut consolider les barrages, y installer des glissières à canoës rendre fonctionnelles les écluses et rétablir la navigation sur cette section. Les biefs ainsi consolidés permettront de mieux assurer le fonctionnement des stations de pompage, de conforter les berges et le halage, d’éviter par effet de marnage de fragiliser les piliers des ponts routiers qui enjambent le canal, de préserver les zones humides et toute la vie faunistique et floristique. La valeur ajoutée à ces éléments de base incontournables se traduira par des activités diversifiées : pêche (en installant des postes de pêche accessibles à tous), canoë, plaisance, randonnées cyclo, équestre et pédestre qui sont des éléments de l’économie touristique et de l’attractivité d’un territoire
    Ajouté le 14 mars 2013 à 23h02 - Signaler un abus
  • défic
    vincent lefèvre donne son avis au pk 195...
    bonsoir, bien dit tout cela ;
    " ceux qui affirment doivent s'attendre à devoir prouver"...

    comment en est-on arrivé là ?
    tant d'argent dépensé pour une péniche et des costos...qui font du sur place...

    au fait, qui a ou qui pollue l'eau, avant Guerlédan , ou juste après en venant sur pontivy ?

    bien canalement vôtre,
    pour l'association Défi Canal
    vlefèvre
    http:/:vincentlefevre.over-blog.com
    Ajouté le 14 mars 2013 à 21h31 - Signaler un abus

 


 

 

défic

 


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